Antoine Forqueray

Antoine Forqueray

Date de naissance 1671 à Paris, Île-de-France, France

Date de décès 28.6.1745 à Mantes-la-Jolie, Île-de-France, France

Antoine Forqueray

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Antoine Forqueray né à Paris en septembre 1672[1] et décédé à Mantes-la-Jolie le 28 juin 1745)[1], âgé de 73 ans, est un compositeur et gambiste français.

Biographie

Antoine Forqueray est le second d'une lignée de compositeurs qui comprend son père Michel I (1650 1714) organiste, son fils Jean-Baptiste (1699 1782) comme lui violiste, son cousin Michel II (1681 1757), organiste et Nicolas-Gilles (1703 1761), organiste. La famille Forqueray est issue de Chaumes-en-Brie en Seine-et-Marne.

Le Mercure Galant d'avril 1682 nous apprend qu'il eut l'honneur, très jeune, de jouer de la basse de violon devant Louis XIV et que celui-ci demanda qu'on enseignât la viole au jeune musicien. Devenu gambiste virtuose, il est nommé musicien ordinaire de La Chambre du Roy Louis XIV en 1689.

Jusqu'en 1710, il est accompagné de sa femme, claveciniste, dans ses récitals. Il va ainsi souvent à la cour du Château de Sceaux, en compagnie de cette dernière et de Robert de Visée ou il est convié par la duchesse du Maine pour y jouer. Il participe aux fêtes des Grandes Nuits de Sceaux dans le cercle des chevaliers de l'Ordre de la Mouche à Miel[2].

En 1736, il se retire à Mantes-la-Jolie[3]. Son fils Jean-Baptiste publiera ses uvres[3] pour viole de gambe ainsi que ces mêmes pièces adaptées au clavecin, en 1747.

Marin Marais et Antoine Forqueray ont été, à égalité, considérés par leurs contemporains comme les deux plus grands virtuoses de la viole.

« On peut dire que personne n'a surpassé Marais, un seul homme l'a égalé, c'est le fameux Forqueray » Louis-Claude Daquin (après la mort d'Antoine Forqueray).

« L'empire de la viole était fondé et puissamment établi par le Père Marais. [] Forcroi le Pere (Antoine Forqueray) venait d'ajouter à l'Empire. [] La viole s'était vue favorisée par le Roi Louis XIV, le Père Marais pour ses pièces, et Forcroi le Pere (Antoine Forqueray) pour ses Préludes tirants sur la Sonate. L'un avait été déclaré jouer comme un Ange, et l'autre jouer comme un Diable. Fallait-il au sortir de tant d'avantages tomber dans le néant. Quelle chute ! Y en eut-il jamais une pareille ? [] Le Père Marais et Forcroi ne donnaient qu'une note, mais s'attachaient à le rendre sonore, comme la grosse cloche St. Germain, jouant en l'air ainsi qu'ils recommandaient, c'est-à-dire ayant donné le coup d'archet, ils laissaient lieu à la vibration de la corde. » Hubert Le Blanc, Defense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel, 1740.

Le titre « La Forqueray » a été utilisé par au moins six compositeurs pour désigner une de leurs pièces : François Couperin, Marin Marais, Jean-Philippe Rameau, Josse Boutmy (« La Forcroy »), Jacques Duphly et Forqueray lui-même.

Discographie sélective

  • L'uvre pour clavecin par Yannick Le Gaillard.
  • L'intégrale des Pièces de clavecin par Blandine Rannou (enregistré en 2007, sorti en 2008).

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 Marc Honegger, Dictionnaire de la musique : Tome 1, Les Hommes et leurs uvres. A-K, Bordas, 1979, 1232 p. (ISBN 2-0401-0721-5), p. 358 
  2. Petit Journal des expositions n°6 -2003-2004, p.4, Musée de l'Île-de-France
  3. 3,0 et 3,1 Dictionnaire de la musique : sous la direction de Marc Vignal, Larousse, 2011, 1516 p. (ISBN 978-2-0358-6059-0), p. 536 

Liens externes

  • Pièces de clavecin disponibles sur WIMA
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