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Roberto Alagna

Roberto Alagna

Date de naissance 7.6.1963 à Clichy-sous-Bois, Île-de-France, France

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Roberto Alagna

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Roberto Alagna est un ténor franco-italien[1],[2], né le 7 juin 1963 à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Biographie

Carrière

Né de parents siciliens immigrés en France, Roberto Alagna a toujours chanté de manière naturelle, de la variété en passant par les célèbres mélodies napolitaines et siciliennes, jusqu'au jour où il fait la rencontre du propriétaire d'un restaurant italien, Santo Di Geronimo, qui repère les capacités du chanteur amateur. Celui-ci lui offre alors des cours de chants et le présente à Rafael Ruiz, un contrebassiste d'origine cubaine, également professeur de chant, qui décide de lui transmettre le goût de l'art lyrique tout en lui enseignant les premiers rudiments du chant classique.

Par la suite, sa rencontre avec Gabriel Dussurget, créateur du festival d'Aix-en-Provence, puis avec la pianiste Elizabeth Cooper, sont déterminantes[3].

Jusqu'à l'âge de 22 ans, il se produit dans les cabarets parisiens. En 1985, il sort le 45 tours Embrasse-moi chez Eddie Barclay. Puis, après avoir remporté le concours Pavarotti en 1988, il débute comme ténor lyrique dans le rôle d'Alfredo Germont' de La traviata de Verdi. Sa carrière connaît un rapide essor, qui le conduit sur les principales scènes lyriques mondiales (Scala de Milan, Metropolitan Opera de New York, Royal Opera House de Londres, Opéra Bastille de Paris, etc.)[4].

Il compte de nombreux rôles à son actif et sa discographie est très étendue, concentrée sur des rôles en français et en italien[5], avec quelques exceptions comme le Te Deum de Berlioz.

Son timbre clair et juvénile, sa diction soignée conviennent particulièrement à certains rôles comme Roméo (Roméo et Juliette de Gounod), le duc de Mantoue (Rigoletto de Verdi) ou Edgard (dans la version en français de Lucie de Lammermoor de Donizetti). Il a fait également redécouvrir en français le Cyrano de Bergerac de Franco Alfano. Une des particularités qui ajoutent à la clarté de sa diction en français est que, contrairement à la tradition, il est un des rares chanteurs à ne pas rouler les « r ».

Lors de la fête nationale française, le 14 juillet 2005, il interprète La Marseillaise devant la tribune d'honneur. La même année, il enregistre un disque reprenant plusieurs airs et duos d'opérette (Roberto Alagna chante Luis Mariano), vendu à 400 000 exemplaires[6].

Le 10 décembre 2006, le ténor quitte la scène de la Scala, à la fin du premier air d'Aïda, après avoir entendu des spectateurs émettre des sifflets[7]. Sa doublure, Antonello Palombi, encore en chemise et en jeans, reprend immédiatement le rôle de Radames. Stéphane Lissner, qui dirige la Scala, lui fait savoir le lendemain qu'il n'est plus le bienvenu. Alagna se défend en évoquant le malaise physique qui se serait emparé de lui et attaque la direction de la Scala :

« Quand je suis sorti de scène, personne ne s'est inquiété de savoir si j'allais bien ou pas, alors que j'ai des problèmes de glycémie. […] Il y a non-assistance à personne en danger[8]. »

En juillet 2007, il présente au théâtre des Champs-Élysées à Paris la création d'un opéra composé par son frère David Alagna et dont il a coécrit le livret avec ses deux frères : Le Dernier Jour d'un condamné d'après Victor Hugo.

En août 2007, il chante Manrico du Trouvère de Verdi aux chorégies d'Orange où il chante tous les étés depuis 1998. Pour la première fois sur le service public, l'opéra est diffusé en direct en première partie de soirée sur France 2[réf. nécessaire]. De même, l'année suivante, il chante le rôle-titre du Faust de Gounod aux côtés d'Inva Mula et René Pape  : retransmis en direct sur France 2, l'opéra réunit plus de deux millions de téléspectateurs[réf. nécessaire].

En septembre 2007, il participe à Marseille avec Angela Gheorghiu à la création mondiale de Marius et Fanny, opéra composé par Vladimir Cosma d'après les œuvres de Marcel Pagnol.

Fin 2008, Roberto Alagna rend hommage à ses origines siciliennes à travers le disque Sicilien (vendu à 300 000 exemplaires). Dans ce disque, entièrement chanté en dialecte sicilien (sauf « Parla più piano », le thème du film Le Parrain), il reprend tous les plus grands standards du folklore insulaire.

Après la tournée du même nom, le ténor propose de visiter la Sicile à travers un documentaire intitulé La Sicile de Roberto Alagna. Ce documentaire constitue aussi bien un portrait autobiographique qu'une visite historique de Syracuse ; il s'apparente fortement au documentaire Italianamerican réalisé en 1974 par Martin Scorsese.

Vie privée

Avec sa première épouse, Florence, il a une fille, Ornella, née en 1992. Florence meurt en 1993 d'une tumeur au cerveau.

En 1996, il épouse la soprano roumaine Angela Gheorghiu avec laquelle il enregistre de nombreux disques et joue dans nombre d'opéras. En octobre 2009, celle-ci annonce sur son site[9] être séparée de son mari depuis deux ans et avoir engagé une procédure de divorce. Le couple se réconcilie[10],[11] mais début 2013, Angela Gheorghiu annonce la réalité de leur divorce.

En 2014, Roberto Alagna a une deuxième fille, Malena, avec la soprano polonaise Aleksandra Kurzak qu'il épouse le 16 novembre 2015 à Wrocław (Pologne)[12].

Répertoire

  • Franco Alfano : Cyrano (Cyrano de Bergerac)
  • Georges Bizet : Don José (Carmen)
  • Ernest Chausson : Lancelot (Le Roi Arthus) en mai-juin 2015 à l'Opéra Bastille
  • Vladimir Cosma : Marius (Marius et Fanny) en septembre 2007 à l'Opéra de Marseille
  • Gaetano Donizetti :
    • Nemorino (L'elisir d'amore)
    • Edgardo/Edgar (Lucia di Lammermoor/ Lucie de Lammermoor)
    • Roberto (Roberto Devereux)
  • Gabriel Fauré : Ulysse (Pénélope) en 2013 au théâtre des Champs-Élysées
  • Christoph Willibald Gluck : Orfée (Orphée et Eurydice)
  • Charles Gounod :
    • Roméo (Roméo et Juliette)
    • Faust (Faust)
  • Édouard Lalo : Fiesque (Fiesque) en juillet 2006 au Festival de Montpellier
  • Ruggero Leoncavallo : Canio (Pagliacci)
  • Pietro Mascagni :
    • Fritz (L'amico Fritz)
    • Turiddu (Cavalleria rusticana)
  • Jules Massenet :
    • Werther (Werther)
    • le chevalier des Grieux (Manon)
    • Jean (Le Jongleur de Notre-Dame) en février 2007 au Corum Berlioz de Montpellier
    • Rodrigue (Le Cid) en juin 2011 à l'Opéra de Marseille et en 2015 à l'Opéra Garnier
  • Jacques Offenbach : Hoffmann (Les Contes d'Hoffmann)
  • Giacomo Puccini :
    • Rodolfo (La bohème)
    • Pinkerton (Madama Butterfly)
    • Des Grieux (Manon Lescaut) en mars 2016 au Metropolitan Opera
    • Ruggero (La rondine)
    • Mario Cavaradossi (Tosca) en novembre 2013 au Metropolitan Opera
    • Calaf (Turandot) en juillet 2012 aux chorégies d'Orange
  • Giuseppe Verdi :
    • Radamès (Aida de Verdi)
    • Don Carlos (Don Carlos)
    • MacDuff (Macbeth)
    • Otello (Otello) en 2014 aux chorégies d'Orange
    • le duc de Mantoue (Rigoletto) en 1993 à Toulouse et en 1995 aux chorégies d'Orange
    • Alfredo (La traviata)
    • Manrico (Il trovatore)
  • Riccardo Zandonai : Paolo (Francesca da Rimini)

Discographie

  • Chants sacrés (1996)
  • Tosca de Puccini (2001) avec Angela Gheorghiu et Ruggero Raimondi
  • Lucie de Lammermoor de Donizetti (version française, 2002) avec Natalie Dessay et Ludovic Tézier
  • Carmen de Bizet (2003) avec Gheorghiu
  • Roberto Alagna chante Luis Mariano (2005)
  • Tenor (2006)
  • Viva Opéra ! (2006)
  • Credo - Airs sacrés (2007)
  • Sicilien (2008)
  • Le Jongleur de Notre-Dame de Massenet (2009)
  • Sicilien - Live (2009)
  • Hommage à Luis Mariano - C'est magnifique ! (2010)
  • Les Stars du classique (2010)
  • Pasión (2011)
  • Pasión Live (2012)
  • Robertissimo (2013)
  • Little Italy (2014)
  • Ma vie est un opéra (2014)
  • Noël (2015)
  • Malèna (2016)[13]

Cinéma

  • 2001 : Tosca, film-opéra de Benoît Jacquot : Cavaradossi
  • 2010 : Celles qui aimaient Richard Wagner de Jean-Louis Guillermou : Joseph Tichatschek

Écrits

  • Je ne suis pas le fruit du hasard, autobiographie, Grasset, Paris, 2007 (ISBN 978-2-246-685418 et 2-246-68541-9)[14].

Hommages et distinctions

  • Roberto Alagna a inauguré sa statue de cire au musée Grévin le 9 décembre 2008.
  • Il est chevalier de la Légion d'honneur depuis le 21 mars 2008[15].

Notes et références

  1. Roberto Alagna dispose de la double nationalité. Dans son autobiographie Je ne suis pas le fruit du hasard, au chapitre « Canonnier Alagna ! », il écrit : « À la différence de nombre de mes camarades qui considéraient cela comme une corvée, la perspective de faire mon service militaire ne me rebutait pas. Je considérais plutôt cela comme une expérience inédite, une façon aussi d'assumer ma toute nouvelle appartenance à la France, puisqu'à l'âge de dix-huit ans j'étais devenu français, tout en gardant ma nationalité italienne. »
  2. « Roberto Alagna - Vue globale », sur olyrix.com (consulté le 15 juillet 2017)
  3. Roberto Alagna, Je ne suis pas le fruit du hasard, op. cit.[réf. insuffisante]
  4. « Roberto Alagna - Lyricographie », sur olyrix.com (consulté le 15 juillet 2017)
  5. « L'atout du jeune ténor, sa tessiture mise à part, c'est sa double identité : Français de parents siciliens, on ne peut souhaiter mieux pour un répertoire modelé sur la fluidité vocale italienne, partagé entre Gluck et Bizet, Bellini et Massenet. » Dans Christian Leblé, « Roberto Alagna chante au Châtelet le Don Carlos de Verdi », Libération, 1er mars 1996.
  6. « Roberto Alagna chante Luis Mariano (nouvelle édition) - Universal Music France », sur Universal Music France (consulté le 7 mars 2016).
  7. Article dans Le Monde, 12 décembre 2006.
  8. Propos recueillis par Olivier Bellamy dans Le Parisien du 16 janvier 2007.
  9. (en) Site officiel d'Angela Gheorghiu.
  10. (en) « Angela Gheorghiu and her husband, tenor Roberto Alagna, are back together », Bucharest English Herald, 14 mars 2011[réf. nécessaire]
  11. (en)« Cultural village amphitheatre opens with inspiring concert », Gulf Times, 13 décembre 2011.
  12. « Aleksandra et Roberto se sont mariés », sur forumopera.com (consulté le 7 mars 2016).
  13. « Malèna de Roberto Alagna : un hommage intime à l'Italie », sur olyrix.com, 3 novembre 2016 (consulté le 15 juillet 2017)
  14. Premier chapitre sur le site des éditions Grasset .
  15. Décret du 21 mars 2008 portant promotion et nomination - Ministère de la culture et de la communication sur legifrance.gouv.fr.

Voir aussi

Liens externes

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