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Cecilia Bartoli

Cecilia Bartoli

Date de naissance 4.6.1966 à Roma, Lazio, Italie

Links ceciliabartolionline.com (Français, Anglais, Allemand)

Cecilia Bartoli

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Cecilia Bartoli, née le 4 juin 1966 à Rome, est une cantatrice mezzo-soprano italienne. Elle est l’une des interprètes lyriques contemporaines les plus connues dans le domaine de la musique classique[1].

Ses rôles à l’opéra, ses programmes de concerts et ses projets d’enregistrements, en exclusivité pour le label Decca Classics[2], sont attendus dans le monde de la musique classique[1]. Elle est aussi l’une des rares cantatrices lyriques parvenant à créer un amour de la musique classique dans le cœur de millions de mélomanes n’écoutant pas forcément ce style musical[3]. Enfin, elle éprouve une grande fierté de savoir que grâce à sa popularité, certains compositeurs négligés du répertoire classique ont été redécouverts et, surtout, que leur renommée a été réévaluée[1].

Les chefs d’orchestre, tels Herbert Von Karajan, Daniel Barenboim ou Nikolaus Harnoncourt, ont été les premiers avec lesquels Cecilia Bartoli a travaillé[1].

Cecilia Bartoli chante régulièrement dans les plus importantes salles de concert d’Europe, des États-Unis et du Japon[3]. Malgré une vie médiatique très active, Cecilia Bartoli reste très secrète sur sa vie privée[4].

Biographie

De l'enfance au succès

Cecilia Bartoli est la deuxième enfant de Pietro Angelo Bartoli et Silvana Bazzoni Bartoli ; elle a un frère aîné[4], Gabriele, et une jeune sœur, Federica.

Toute petite, Cecilia est bercée par la musique classique. Ses deux parents sont artistes lyriques et sa mère devient son professeur de chant[4]. Elle s’est écartée, avec le temps, du répertoire traditionnel pour s’intéresser à des compositions musicales lyriques atypiques et demandant un très grand entrainement vocal[5].

À neuf ans, Cecilia fait sa première apparition dans un spectacle public, en tenant un petit rôle dans une représentation de Tosca de Giacomo Puccini[6]. En entendant sa voix, ses parents décident de l’inscrire au conservatoire Sainte-Cécile à Rome, où elle se distingue très vite par sa maturité vocale, si bien qu’à l’adolescence, elle possède déjà un registre musical de cantatrice expérimentée[6],[7].

Cependant, la première passion de Cecilia n’est pas le chant lyrique mais le flamenco[7]. C’est à l’âge de 14 ans qu’elle commence à prendre des cours de flamenco avec une professeure andalouse et à se produire sur scène dans un groupe de danse en dépit de la réticence de ses parents à l'idée de la voir embrasser une telle carrière[7].

Cecilia Bartoli est pourtant fascinée par la musique et la sensualité que dégage cette danse[7]. Elle reconnaît encore aujourd’hui que, grâce à ses cours de flamenco, elle a eu un avantage sérieux lors de ses premières prestations à l’opéra car elle a appris à se déplacer tout en chantant[7]. Sa passion pour le flamenco reste toujours intacte[7].

À seize ans, Cecilia Bartoli met sa carrière de danseuse entre parenthèses et se concentre avec sa mère sur sa voix et sur le chant lyrique[7]. Elle suit alors des cours au conservatoire Sainte-Cécile, d’où elle sort diplômée. Cette rapidité d’évolution artistique lui permet de se faire connaître avant même l'âge de vingt ans[6].

En 1987 — elle n’a alors que 21 ans —, Cecilia Bartoli se fait connaître en France lors d'un concert organisé par l'Opéra national de Paris en hommage à Maria Callas et diffusé sur Antenne 2, le 16 septembre 1987 (date des 10 ans de la mort de la soprano) dans une émission animée par Ève Ruggiéri, puis en Italie, lors d’une apparition dans l'émission de télévision Fantastico[5].

Carrière musicale

En 1988, Cecilia Bartoli interprète le rôle de Rosina dans Le Barbier de Séville de Rossini à Hambourg en Allemagne. Elle collabore ensuite avec les chefs d'orchestre Herbert Von Karajan et Daniel Barenboïm qui l'ont remarquée, un an auparavant, lors de l'émission de télévision dédiée à Maria Callas. Elle interprète, la même année, le rôle de Chérubin dans Les Noces de Figaro de Mozart, à Zurich en Suisse. C'est alors que cette cantatrice mezzo-soprano prend la décision de se concentrer sur des rôles de Mozart pour développer sa carrière internationale.

Deux années plus tard, Herbert von Karajan invite Cecilia Bartoli à chanter la Messe en si mineur de Jean-Sébastien Bach au festival de Pâques de Salzbourg en Autriche. Cependant, la mort du chef d'orchestre empêche le projet d'aboutir. Elle travaille aussi avec Daniel Barenboïm sur le cycle Da Ponte de Wolfgang A. Mozart et sous la direction de Nikolaus Harnoncourt.

En 1996, Cecilia Bartoli débute au Metropolitan Opera dans le rôle de Despina dans Così Fan Tutte de Mozart. Puis l'année suivante, elle chante dans La Cenerentola de Gioachino Rossini. Elle est considérée par la critique musicale comme une « petite voix » comparativement à la salle du Metropolitan Opera, la plus grande du monde, et des rumeurs circulent sur le fait que la direction du Metropolitan Opera aurait caché un microphone sur la cantatrice pour amplifier sa voix ce qui fut immédiatement démenti.

Cecilia Bartoli se consacre, en 2008, au début du XIXe siècle, ère du romantisme et du bel canto italien, et notamment à la légendaire cantatrice Maria Malibran, lui dédiant une tournée en hommage. Lors du 200e anniversaire de la naissance de « la Malibran », le 24 mars 2008, Cecilia donne trois concerts en une seule journée, dont une version intégrale de La Cenerentola de Rossini, à la salle Pleyel à Paris, ville natale de la Malibran[1].

En octobre 2009, Cecilia Bartoli sort l'album Sacrificium, qui raconte l’histoire des castrats dans toute sa complexité alliant beauté et cruauté et qui fait l'apologie de l’école napolitaine d'où sont sortis les castrats de très grande renommée comme Farinelli et Gaetano Caffarelli[1].

Depuis quelques années, Cecilia Bartoli se concentre sur des projets musicaux menés avec des orchestres d’instruments anciens, avec l'aide de l’Akademie für Alte Musik Berlin, des Arts Florissants, du Concentus Musicus Wien, du Freiburger Barockorchester, du Giardino Armonico, du Kammerorchester de Bâle, des Musiciens du Louvre, de l’Orchestra of the Age of Enlightenment et de l’orchestre La Scintilla. Ces projets avec orchestre dont elle assume la responsabilité ont pris de plus en plus d’importance dans sa vie si bien que les programmes développés et interprétés en parallèle avec l’orchestre philharmonique de Vienne ont été couronnés de succès[1].

En 2012, elle est la nouvelle directrice artistique du festival de Pentecôte de Salzbourg[8].

Vie familiale et privée

En 1997, un drame bouleverse la famille Bartoli : le frère aîné, Gabriele, meurt d’un cancer du cerveau. Cecilia, qui était très attachée à son frère, prend la décision de faire une courte pause dans sa carrière musicale. Peu après la mort de Gabriele est publié un livre de Manuela Hoelterhoff, intitulé Cinderella and Company : Backstage at the Opera with Cecilia Bartoli. L'ouvrage dévoile des détails de la vie privée de la cantatrice et de la maladie de son frère que celle-ci voulait garder secrets. Cecilia est outrée du style utilisé, qui donne l'impression d'une confession alors qu'elle n'a jamais parlé ouvertement de sa vie privée[4],[9].

Cette vie privée sur laquelle Cecilia Bartoli ne communique que peu d'éléments à la presse, concerne Claudio Osele. Cet ancien admirateur de la cantatrice devenu son compagnon est un spécialiste des musiques anciennes qui aida aux performances vocales de sa compagne en introduisant un répertoire baroque et Renaissance comme le lui demande Cecilia, qui éprouve un goût particulier pour les musiques anciennes[4]. Elle épouse le baryton suisse Oliver Widmer en 2011 après 12 ans de vie commune. Ils vivent pour partie sur les bords du Lac de Zurich en Suisse et pour partie à Rome[10].

Prix mondiaux

Distinctions honorifiques[1]

Distinctions Pays attributeur
Membre honoraire de la Fondation Heandel House  Allemagne, Halle
Prix Haendel  Allemagne, Halle
Prix Léonie Sonning  Danemark, Copenhague
Médaille d'or du mérite des beaux-arts par le Ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports (2007)[11]  Espagne, Madrid
Chevalier de l'Ordre du Mérite  France, Paris
Chevalier des Arts et des Lettres  France, Paris
Médaille Grand Vermeil  France, Paris
Bellini d'Or
Bellini d'Oro
 Italie, Rome
Chevalier d'honneur  Italie, Rome
Membre effectif du conservatoire Sainte-Cécile  Italie, Rome
Docteur honoris causa de musique au University College  Irlande, Dublin
Membre honoraire de la Royal Academy of Music  Royaume-Uni, Londres
Prix Polar Music en 2016[12]  Suède, Stockolm

Récompenses musicales[1]

Nb Titre de la récompense Pays attributeur
1 Prix Bambi  Allemagne, Berlin
9 Prix Echo  Allemagne, Berlin
5 Grammy Awards  États-Unis, Washington
- Disques d'or  France, Paris
1 Victoire de la musique  France, Paris
2 Classical Brit Awards  Royaume-Uni, Londres
Etc.

Discographie

Opéras

Récitals avec orchestre

  • Maria, hommage à celle que la mezzo-soprano italienne surnomme non sans humour « la Madonna de l'art lyrique », Maria Malibran, dont le bicentenaire de la naissance a été fêté en 2008. Avec l'orchestre La Scintilla, direction Adam Fischer, éditions Decca (octobre 2007).
  • Opera Proibita, Arias de Haendel, Scarlatti et Antonio Caldara, avec Les Musiciens du Louvre, direction Marc Minkowski, éditions Decca (2005)
  • The Salieri Album, avec l'Orchestre de l'âge des Lumières, direction Adam Fischer, éditions Decca (2003)
  • Gluck Italian Arias, avec l'Akademie für Alte Musik Berlin, direction Bernhard Forck, éditions Decca (septembre 2001)
  • Viva Vivaldi (DVD), avec Il Giardino Armonico, direction Giovanni Antonini, réalisateur Brian Large, éditions Arthaus Musik (août 2001)
  • Cecilia and Bryn, avec Bryn Terfel, l'Orchestre de l'Académie nationale de Sainte-Cécile, direction Myung-Whun Chung, éditions Decca (mars 1999)
  • The Vivaldi Album, avec Il Giardino Armonico, direction Giovanni Antonini, éditions Decca (octobre 1999)
  • Mozart Portraits, avec le Wiener Kammerorchester, direction György Fischer, éditions Decca (1994)
  • Rossini Heroines, avec l'Orchestre de la Fenice, direction Ion Marin, éditions Decca (1992)
  • Mozart Arias, avec le Wiener Kammerorchester, direction György Fischer, éditions Decca (1991)
  • Rossini Arias, avec le Wiener Volksopernorchester, direction Giuseppe Patanè, éditions Decca (1989)

Récitals avec piano

  • Live in Italy, Sonatori De La Gioiosa Marca, direction Jean-Yves Thibaudet, éditions Decca (1998)
  • An Italian Songbook, Bellini, Donizetti, Rossini, piano James Levine, éditions Decca (1997)
  • Chant D'Amour, mélodies françaises, direction Myung-Whun Chung, éditions Decca (octobre 1996)
  • Italian Songs, Beethoven, Schubert, Mozart, Haydn, piano András Schiff, éditions Decca (1993)
  • Arie Antiche: Se tu m'ami, piano György Fisher, éditions Decca (1992)
  • Rossini Recital, piano Charles Spencer, éditions Decca (1990)

Musique sacrée

Cantates

Opéras

  • Rossini : La Cenerentola, avec William Matteuzzi, Alessandro Corbeilli, Enzo Dara, Fernanda Costa, Gloria Banditelli, Michele Pertusi, l’Orchestre et le Chœur du Théâtre Communal de Bologne, direction Riccardo Chailly (1993)

Divers

  • 2014 : St Petersburg
  • 2012 : Mission
  • 2012 : Sospiri
  • 2009 : Sacrificium
  • 2005 : Rossini - Arias
  • 2005 : An Italian Songbook
  • 2002 : The Art of Cecilia
  • 1999 : The Vivaldi Album
  • 1996 : Chant d'amour - Mélodies françaises
  • 1995 : A Portrait
  • 1994 : Mozart - Portraits

Notes et références

  1. Sur ceciliabartolionline.com.
  2. Sur fnac.com.
  3. Sur web-libre.org.
  4. Sur scena.org.
  5. Sur evene.fr.
  6. Sur amazon.fr.
  7. Interview sur arte.tv.
  8. Présentation de Jules César en Égypte sur arte.tv.
  9. « Le livre est un fourre-tout et non une biographie. Je ne lui ai parlé que deux fois. Elle a pris ses informations ailleurs. Mon frère mourant est venu se faire soigner à New York. Elle insère cette tragédie entre deux ragots. Comment trouver cela drôle ? Elle fait du boudin avec ma vie ! […] Elle donne l’impression qu’elle sait tout de moi. C’est faux. Heureusement, ma vie privée reste encore privée. » Interview de Philip Anson, le 1er décembre 1998, pour le magazine La Scena Musicale, paru en 2002.
  10. (en) « Cecilia Bartoli Makes The Gold Coast and Rome Her Home » (consulté le 28 octobre 2014).
  11. (es) « Relación de premiados del año 2007 », sur Ministère de la Culture, 2007 (consulté le 18 janvier 2015) [PDF].
  12. (en) « Max Martin & Cecilia Bartoli Win Sweden's Polar Music Prize », sur Billboard, 2016 (consulté le 10 juillet 2017).

Liens externes

Dernière modification de cette page 23.01.2018 21:44:07

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