Hugh Masekela

Hugh Masekela

Date de naissance 4.4.1939 à Witbank, Johannesburg, Afrique du Sud

Date de décès 23.1.2018 à Johannesburg, Gauteng, Afrique du Sud

Links www.hughmasekela.co.za (Anglais)

Hugh Masekela

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Hugh Masekela, né le 4 avril 1939 à Witbank, est un trompettiste, bugliste et cornettiste de jazz sud-africain.

Carrière

Il est le frère aîné de Barbara Masekela. Adolescent, un prêtre britannique travaillant dans les townships, père Trevor Huddleston, l'encourage à jouer de la trompette, et lui en offre même une, en 1954, qui avait été la propriété de Louis Armstrong. En 1960, il arrive à Londres pour étudier à la Guildhall School of Music, mais il s'envole peu de temps après pour New York[1],[2]. Il y est traité en ami par Harry Belafonte, et devient le protégé de Dizzy Gillespie et Miles Davis[2].

En 1962, il sort son premier album, Trumpet Africa[1]. En 1968, son morceau Grazing in the Grass est un succès dans les hits parade, et détrône le Jumping Jack Flash des Rolling Stones dans les classements[3].

Il joue dans des orchestres de jazz invité sur des albums des Byrds et de Paul Simon. Son morceau Bring Him Back Home réalisé en 1987 devient l'hymne du mouvement pour la libération de Nelson Mandela 5 ans plus tard[4]. Sa composition, Soweto Blues, chantée par son ex-femme Miriam Makeba pleure le massacre qui a suivi l'émeute de Soweto en 1976.

Il connait le succès aux États-Unis avec les morceaux pop jazz Up, Up and Away et Grazin' in the Grass.

Un intérêt renouvelé dans ses racines africaines l'incite à travailler avec des musiciens d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique Centrale puis d'Afrique du Sud, lorsqu'il établit un studio mobile au Botswana, juste au-delà de la frontière sud africaine, dans les années 1980. Là il se réimprègne des courants mbaqanga, un style qu'il a continué à utiliser depuis son retour en Afrique du Sud au début des années 1990, et y réalise le morceau Don't go lose it baby[1].

Dans les années 1980, il réalise des tournées avec Paul Simon. L'album Graceland rassemble des artistes sud africains comme Ladysmith Black Mambazo, Miriam Makeba, Ray Phiri, et d'autres membres de l'orchestre Kalahari, avec lequel Masekela a enregistré.

À la fin de l'apartheid, Masekela retourne en Afrique du Sud où il vit actuellement.

Hugh Masekela a beaucoup collaboré avec Abdullah Ibrahim.

En 2003, le film documentaire Amandla! évoque la place de sa musique dans la lutte contre l'apartheid. En 2004, il publie son autobiographie, Grazin' in The Grass: The Musical Journey of Hugh Masekela qui raconte sa lutte contre l'apartheid, son combat personnel contre la dépendance à l'alcool depuis la fin des années 1970 et son parcours musical.

Discographie sélective

  • Trumpet Africa, 1962
  • Grrr, 1965
  • The Americanization of Ooga Booga, (live at the Village Gate), 1965
  • Hugh Masekela's Next album, 1966
  • THe Emancipation of Hugh Masekela, 1966
  • Hugh Masekela's Latest, 1966
  • Home Is Where the Music Is, 1972
  • Introducing Hedzoleh Soundz, 1973 (A Chisa Record Production)
  • I Am Not Afraid, 1974
  • The Boy's Doin'It 1975(Verve)
  • Bring Him Back Home
  • Coal Train (Stimela)
  • Ziph'nkomo
  • Don't Go Lose It Baby
  • Ha Le Se Li De Khanna (The Dowry Song)
  • Bajabule Bonka
  • Grazing in the Grass
  • U-Dwi
  • The Joke of Life
  • Phola

Notes et références

  1. (en) « Masekela, Hugh (South Africa) », sur Music.org.za
  2. « Hugh Masekela », sur Newmorning.com, 24 juillet 2015
  3. Anne Berthod, « Hugh Masekela, l'icône oubliée du jazz sud-africain », sur Telerama.fr, 24 juillet 2015
  4. (en) « Hugh Masekela », sur Africanmusic.org

Liens externes

Dernière modification de cette page 22.06.2017 19:17:51

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